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Clinique des grands Voyageurs

Mal d'altitude

Zone(s) géographique(s) à risque

Le risque est présent dans toutes les zones escarpées dont l'altitude atteint plus de 2 500 mètres.

Symptôme(s) associé(s)

Mal aigu des montagnes
Nausées, perte d'appétit, étourdissements, maux de tête, Insomnie, Lassitude (fatigue généralisée du corps) et essoufflement.

Ne pas tenir compte de ces premiers symptômes peut entraîner de graves complications, telles qu'une détérioration neurologique (œdème cérébral) ou une défaillance du système respiratoire (œdème pulmonaire).

Œdème cérébral

  • Problèmes de coordination des mouvements lors de la marche
  • Comportements étranges
  • Perte de l'état de conscience (allant des maux de tête intenses, au coma, à la mort)

Œdème pulmonaire

  • Toux sèche à grasse
  • Sécrétions colorées allant du rosé au rouge sang
  • Détresse respiratoire (évoluant rapidement et pouvant conduire à la mort)

Impact sur la santé

Bien que le mal d'altitude soit imputable à un malaise plutôt qu'à un virus, ses conséquences n'en sont pas moins graves. Lorsque les premiers symptômes sont ignorés, des complications nécessitant des soins médicaux d'urgence peuvent survenir. Sans intervention précoce le mal d'altitude peut même être fatal.

Les risques en chiffres

  • Selon l'Agence de la santé publique du Canada, les personnes qui sont en bonne condition physique ne sont pas à l'abri du mal aigu des montagnes lors des ascensions rapides à de hautes altitudes, si elles passent plus d'une demi-journée à plus de 2 500 mètres.
  • Selon la même source, la corrélation entre cette maladie et l'altitude est bien réelle : dans les Alpes suisses, ce mal a été observé chez 9 % des alpinistes à 2 850 mètres, chez 34 % à 3 650 mètres, et chez 53 % à 4 559 mètres.

La prévention d'abord

Il n'existe aucun vaccin pour prévenir le mal des montagnes. Une fois atteint par ce malaise, descendre à une altitude moins élevée demeure votre meilleur remède.

Un médicament préventif disponible avec une ordonnance médicale existe :

le Diamox. Les experts le conseillent aux voyageurs prévoyant une ascension rapide (moins de 24 h) à 3 000 mètres et plus d'altitude au-dessus du niveau de la mer. Ce traitement est recommandé pour les personnes ayant mal réagi à l'altitude par le passé. Le Diamox est toutefois contre-indiqué si vous présentez des symptômes d'allergies aux sulfamides, par exemple le Septra ou le Bactrim.

Lors d'une ascension en haute altitude, boire fréquemment de l'eau en petite quantité (environ de 3 à 4 litres par jour) favorisera l'adaptation de votre organisme. Vous saurez que vos rations d'eau sont suffisantes si votre urine devient pratiquement incolore.

Lorsque possible, passez la nuit à une altitude plus basse que le maximum atteint au cours de la journée, tout en demeurant davantage en hauteur que le jour précédent. Lorsque vous franchissez les 3 000 mètres d'altitude, ne dormez jamais à plus de 600 mètres que l'altitude atteinte la veille. Tous les 600 à 900 mètres supplémentaires, assurez-vous de dormir deux nuits consécutives au même endroit.

Dès que vous ressentez les premiers symptômes du mal des montagnes, cessez immédiatement votre ascension. Prenez un temps de repos et redescendez. Les symptômes prendront de trois à sept jours à disparaître.

Selon vos antécédents médicaux, d'autres médicaments pourraient aussi vous être prescrits par un médecin expert en santé-voyage.

Avant de partir à l'étranger, l'Agence canadienne de la santé publique du Canada recommande aux voyageurs de rencontrer un spécialiste en santé-voyage. Il saura vous conseiller sur les différentes ressources mises à votre disposition pour vous protéger efficacement contre cette maladie.